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Visite du champ de bataille de Verdun, Novembre 2013

jeudi 19 décembre 2013 par C. DUEZ

Novembre 2013. Ils sont glacés, immobiles. Non pas à cause du vent qui balaie les plaines de Lorraine. Ni en raison du peu de sommeil qu’ils ont pris la nuit dernière pour se rendre, depuis leur lycée de Varennes-sur-Seine, jusqu’aux monuments célébrant la mémoire de ceux qui tombèrent ici, à Verdun.

Ce qui les glace, ce sont les champs de tombes, blanches, immobiles, silencieuses, et plus parlantes pourtant que toute démonstration. Ce qui les fige, ce sont ces ossements entassés à Douaumont et qu’ils ont découverts quelques instants auparavant.
Ils ont réalisé quelle horreur s’était déroulée en ces lieux un siècle auparavant. Ils comprennent désormais pourquoi leurs professeurs ont nommé leur club « Devoir de Mémoire ».

Après un réveil fort tôt, un long trajet de bus rythmé par les rires et les bavardages, un pique-nique dans un parc et à proximité de cinq statues représentant chacune une arme, ils se sont retrouvés au milieu de tranchées, d’un labyrinthe de boyaux d’approvisionnement puis dans un village ravagé par d’intenses bombardements, Fleury.
Le paysage, encore marqué par le pilonnage des obus (4 obus par m2, d’après la conférencière qui fut agréablement surprise par l’attitude et par la pertinence des questions ou interventions de nos élèves) révèle une terre encore hantée par de trop nombreux corps de Français ou d’Allemands, de bombes ou de baïonnettes.

Novembre. Ils viennent de visiter le fort de Douaumont où de jeunes Allemands à peine plus vieux qu’eux sont encore enterrés. C’est là qu’ils prirent conscience des difficultés que les Poilus rencontraient dans leur quotidien et notamment du bruit insoutenable qu’ils enduraient à chaque salve de l’artillerie.
C’est là, dans le vent frais, entourés de croix blanches par centaines ou face aux ossements des Poilus que nos élèves ont pris conscience de l’inhumanité de la guerre, de l’industrialisation de la mort et de l’importance du devoir de mémoire qui en découle.

Choqués, déstabilisés, impressionnés par l’ampleur et la violence des combats, parfois muets, sensibles, attentifs, avides de connaissances et d’envie de mieux comprendre, rempli de respect pour ces soldats morts pour la France, ils sont revenus encore plus motivés et curieux pour tout ce qui les attend encore au sein du club.

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